Mercredi 15 décembre 3 15 /12 /Déc 21:17

Lors de ma première année d'enseignement, je me souviens qu'il était de bon ton de plaisanter sur l'IUFM, dont le contenu des formations était parfois un peu en décalage par rapport à nos attentes.

Quand je vois comment la formation des jeunes enseignants est faite aujourd'hui, je me dis que finalement, c'était pas si mal l'IUFM...

Par David Hénaux
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Mercredi 1 décembre 3 01 /12 /Déc 16:32

Au départ, ça ressemble à une blague.

Dans une vidéo qui fait un buzz sur internet, Eric Cantona, affalé sur un canapé, explique en quelques phrases comment faire la révolution aujourd'hui. Morceaux choisis :

"Le système est bati sur le pouvoir des banques, il peut être détruit par les banques". (...) "Au lieu qu'il y ait 3 millions de gens qui aillent dans la rue... ces 3 millions de gens, ils vont à la banque, ils retirent leur argent, et le système s'écroule." (...) "La révolution elle se fait par les banques". (...) "Pas d'armes, pas de sang, rien du tout... à la Spaggiari". (...) "Et là, on va nous écouter autrement".

 

 


 

Cantona a-t-il raison ? Les banques peuvent-elles s'écrouler ?

 

Tous ceux qui ont fait un peu d'économie savent que le système bancaire ne repose que sur la confiance. Les banques ont en effet le pouvoir de créer de la monnaie,  notammment à chaque fois qu'elles accordent un crédit à un client. Il ne s'agit pas de billets de banque (ou monaie centrale), puisque seule la Banque centrale peut en émettre, mais plutôt d'une monnaie dite "scripturale", car elle n'existe que sous forme de jeux d'écriture. Attention à ne pas en conclure qu'il s'agirait d'une "fausse monnaie" : elle est tout aussi réelle que la monnaie centrale, dont elle constitue un parfait substitut.

Ce qui fait que l'ensemble des sommes inscrites au crédit des comptes des clients dépasse de loin la quantité de billets que détiennent les banques.

Comment est-ce possible ? Tout simplement car les banques ont des besoins limités en monnaie centrale (les billets de banque). Imaginons par exemple un client de la Société générale qui règle une facture de 100€ à un commerçant, client lui aussi de la même banque. L'opération ne nécessite aucune monnaie centrale. La banque n'a qu'à débiter le compte de l'acheteur, et créditer le compte du commerçant, tout se passe par simple jeu d'écriture. Les banques peuvent donc créer une quantité de monnaie scripturale bien supérieure à ce qu'elles détiennent sous forme de monnaie centrale.

Bien sûr, les clients effectuent des retraits d'espèces, mais cela ne représente qu'une faible part des sommes en jeu. Evidemment, cela se complique un peu si le commerçant de l'exemple précédent est client d'une autre banque, puisqu'il va falloir cette fois payer l'autre banque en monnaie centrale. Mais à condition de veiller à détenir suffisamment de billets pour faire face aux besoins de leurs clients, les banques peuvent s'en donner à coeur joie pour créer de la monnaie !Pas de panique, c'est un phénomène normal et particuilèrement utile : comment les agents économiques pourraient-ils consommer et investir sans recours au crédit bancaire ?

Ce pouvoir de création monétaire est toutefois limité, puisque plus les banques octroient des crédits, plus elles auront besoin de monnaie centrale. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs établi quelques règles prudentielles pour éviter que les banques ne se mettent elles-mêmes en situation de ne plus pouvoir faire face à leurs engagements ; mais je me souviens m'être interrogé sur la portée de ces règles lorsque quelques grandes banques avaient été placées sous perfusion il y a tout juste deux ans.

Cantona a donc en partie raison, si plusieurs millions de clients allaient au même moment exiger que les montant inscrits sur leurs différents comptes leurs soitent remis en espèces, nul doute que les banques se trouveraient confrontées à de graves difficultés de liquidité, à l'image de ce qu'a connu la banque anglaise Northen Rock en septembre 2007, lorsque les clients, anticipant une possible faillite, s'étaient rués aux guichets pour retirer leurs fonds, ce qui avait abouti à la nationalisation de la banque pour éviter la faillite.

Il existe bien sûr des solutions : en cas d'illiquidités, les banques se prêtent de la monnaie entre elles. Si cela ne suffit pas (ou si les banques refusent de s'en prêter), la Banque centrale joue le rôle de "prêteur en dernier ressort", en refinançant les banques en difficultés. Mais si vraiment le phénomène était massif...


Cela justifie-t-il qu'on le fasse ?


Face à l'irresponsabilité des banques, largement coupable de la crise débutée en 2007, et dont on ne cesse de nous promettre qu'elle est bientôt terminée, il est tentant de réclamer la peau des banquiers, et la proposition de Cantona a un petit parfum revanchard qui n'est pas déplaisant.

Toutefois, à y regarder de plus près, il n'est pas certain que la stratégie aboutisse aux résultats escomptés.

En France, les dépôts des clients sont garantis par les pouvoirs publics à hauteur de 70 000 € par banque et  par déposant. Cette garantie est asumée par un fonds alimenté par les banques, mais s'il s'avérait que les sommes étaient insuffisantes pour rembourser tous les clients, l'Etat aurait à prendre le relais en prêtant aux banques les liquidités nécessaires. Et je me suis là aussi laissé dire que ce n'était peut être pas le meilleur moment pour creuser le déficit public...

Seul point positif de cette histoire, les citoyens vont peut-être prendre conscience de la fragilité du système financier, et, soyons fous, réclamer en masse un encadrement plus strict des activités bancaires.


Par David Hénaux
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Vendredi 26 novembre 5 26 /11 /Nov 18:14

En attendant de trouver le temps de revenir un peu sur ce blog, je me permets de faire un peu de pub pour un blog à vocation pédagogique, réalisé avec mes élèves de terminale. Un expérience vraiment intéressante.

 

http://blogpeda.ac-poitiers.fr/bellevueses/

 

Par David Hénaux
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Dimanche 5 septembre 7 05 /09 /Sep 20:06

Ouh, j'arrive à temps, après la trève estivale, pour vous rappeler qu'il ne vous reste que quelques jours pour participer au grand concours de poésie sur le commerce international, organisé par l'OMC.

 

Comment ça c'est une blague ??? Et ça alors ?

Par David Hénaux
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Vendredi 18 juin 5 18 /06 /Juin 10:06

En période d'examen, attention à ne pas négliger la méthode.


Il est fondamental de savoir comment rater une dissertation.

Par David Hénaux
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Lundi 17 mai 1 17 /05 /Mai 11:06

Dans sociétal du 1er trimestre 2010, François Ecalle donne plein de supers idées pour réaliser un plan d'économie de 50 milliards d'euros sur les finances publiques.

Et notamment, des "mesures simples mais avec un impact fort et rapide" :

- un gel voire une baisse du point d'indice, qui sert au calcul de base du salaire des fonctionnaires. Cela aurait l'intérêt de permettre de récupérer rapidement 9 milliards sur 5 ans, tout en représentant un instrument de justice sociale, car "les fonctionnaires ont été épargnés par la crise, il ne serait pas inéquitable de leur demander une contribution particulière au redressement des finances publiques".

- désindexer les prestations sociales sur l'inflation (elles augmenteraient ainsi moins vite que les prix des biens et services), ce qui permettrait d'économiser 11 milliards sur 5 ans. Toutes les prestations sont visées, mais "les retraités ayant été épargnés par la crise, cette mesure pourrait concerner plus particulièrement les pensions".


Comme je souscris pleinement à cette conception de l'équité, je propose d'aller plus loin :


- les médecins n'ayant pas été touchés par la crise, il ne serait pas inéquitable de diminuer d'un ou deux euros le prix de la consultation.

- les laboratoires pharmaceutiques ayant été épargnés par la crise, il ne serait pas inéquitable de demander aux salariés de Sanofi-Aventis de se serrer un peu la ceinture jusqu'en 2015.

- les assureurs n'ayant pas été touchés par la crise, il ne serait pas inéquitable de ponctionner les salariés d'AXA, de GAN etc...

- Mc Donald's ayant profité de la crise, il ne serait pas inéquitable de demander à ses salariés de reverser directement la moitié de leur salaire.


En revanche, on ne touche pas aux banques. Même si la BNP-Paribas a doublé son bénéfice en 2009 par rapport à l'année précédente. Il y a des limites que les principes élémentaires de justice sociale n'autorisent pas à franchir.

Par David Hénaux
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Lundi 10 mai 1 10 /05 /Mai 21:18

zapatero.jpg Au moment où on commençait à espérer un tout petit peu de stabilité financière dans la zone euro, c’est au tour de l’Espagne d’attirer les regards inquiets des « marchés ». Le Premier ministre espagnol a beau se taper sur les cuisses pour se redonner un peu de courage, il sait qu’il doit affronter un ennemi redoutable.

Sa mission : convaincre que les folles rumeurs qui circulent sur l’incapacité de l’Etat espagnol à honorer sa dette ne sont que des rumeurs, même si les agences de notation font tout ce qu’elles peuvent pour lui mettre des bâtons dans les roues (à commencer par Standard and Poor's qui n’a pas hésité à rétrograder la note de l’Etat Espagnol de AA+ à AA).  Zapatero a beau hurler qu’il n’y a aucun risque, la panique semble s’être à nouveau emparée des opérateurs des marchés financiers, ce qui fait redouter une propagation de la crise. D’autant que l’Espagne n’est pas un cas isolé, et que d’autres pays pourraient rapidement connaître la même situation. A commencer par le Portugal et l’Irlande, qui forment, avec la Grèce et l’Espagne, un groupe que les analystes anglo-saxons ont pris l’habitude d’appeler  « Pigs» (chacun appréciera l’acronyme), et qui ont comme point commun d’avoir connu une nette dégradation de leurs déficits publics.

 

Comment expliquer la dégradation des comptes publics ?


Deux raisons expliquent cette situation. 

- La première est due à ce que les économistes appellent les « stabilisateurs automatiques ». En période de récession, les recettes fiscales diminuent car les agents économiques perçoivent moins de revenus et dépensent moins. Au contraire, les dépenses publiques augmentent, ne serait-ce que parce qu’il faut verser davantage de prestations sociales, sous l’effet de la progression du chômage et de la pauvreté. Il s’ensuit une détérioration « normale » des comptes publics qui n’a rien de pathologique, et qui joue même un rôle utile, en amortissant les effets de la crise. 

- La seconde est liée aux plans de relances mis en places dans la plupart des pays, qui ont conduit les Etats à s’endetter pour assurer leur financement.

Ce n'est pas spécifique à l'Espagne, le FMI estime que la dette publique des pays industrialisés devrait passer de 78 à 120 % du PIB entre 2007 et 2014.


La situation est-elle critique ? Le risque de défaut de paiement de l’Etat espagnol est-il plus élevé ?

 

Oui et non.

Du côté de l’économie « réelle », la réponse est non. Un rapide coup d’œil sur les statistiques espagnoles suffit à rassurer. Avec la crise, le comptes publics se sont certes considérablement dégradés (passant d’un excédent de 2 % à un déficit de 11 % du PIB) mais la dette publique reste contenue à un niveau très inférieur à la plupart de ses voisins européens, à un peu plus de 50 % du PIB, contre près de 80 % pour la France et l’Allemagne. Certes, la dette espagnole devrait continuer à croître dans les années à venir, mais il n’y a aucune raison de penser que cela pourrait conduire à un défaut de paiement.

Mais dans ce domaine, l’économie réelle n’est qu’un aspect (parfois mineur) du problème, et il faut se tourner vers la sphère financière pour comprendre la situation. Les Etats, comme tous les acteurs de l’économie, doivent emprunter lorsqu’ils connaissent un déficit budgétaire. Ils empruntent auprès des « marchés », c’est-à-dire auprès d’institutions financières privées (les banques, les compagnies d’assurance, les sociétés d’investissement…). Plus les marchés perçoivent un risque important, plus ils exigent un taux d’intérêt élevé. Récemment, par exemple, la Grèce était contrainte d’emprunter à 10 % là où la France peut se contenter de 3 %.  Il peut paraître injuste de faire payer davantage ceux qui n’ont pas les moyens, mais c’est la loi du marché.  Et cela se passe à peu près de la même façon avec les particuliers : essayez de contracter un emprunt immobilier avec un emploi en CDD…

En abaissant la note de l’Etat espagnol, l’agence de notation envoie un signal « fort et clair » aux marchés. Les opérateurs intègrent immédiatement cette  nouvelle information et exigent des taux d’intérêt plus élevés, ce qui contraint l’Etat espagnol à s’endetter à un coût plus élevé pour financer son déficit. La charge financière augmente, ce qui accroît le déficit des comptes publics, et incite les agences de notation à dégrader encore la dette…

Sans titre

Au final, il pourrait arriver à l’Espagne la même mésaventure qu’à la Grèce, alors même que sa situation financière n’est en rien comparable.

Les opérateurs des marchés, pour la plupart, savent pertinemment que les difficultés réelles de l’Espagne sont limitées, mais ils ne prennent pas leurs décisions en fonction de cela. Ils  agissent par mimétisme, comme l’avait montré Keynes avec sa célèbre « parabole du concours de beauté », en imaginant un concours où les membres du jury ont à choisir les gagnants non pas en fonction de leurs préférences individuelles, mais en votant pour ceux qu’ils croient que les autres choisiront. Seule compte la représentation qu’ils se font des opinions des autres. Il en est de même pour les opérateurs du marché. Lorsque Standard and Poors baisse la note de l’Espagne, ils ne se disent pas forcément que le risque réel est plus élevé, mais ils pensent que les autres vont interpréter cette décision comme le signe d’une hausse du risque, si bien qu’ils font la même chose.


Comment sortir de la crise ?


Il est fondamental d’inverser les anticipations en « rassurant » les marchés, et c’est précisément ce qu’a essayé de faire le Premier ministre espagnol. Néanmoins, quelques discours n’ont pas suffi et il a fallu que les pays de la zone euro mettent sur la table pas moins de 750 milliards d’euros pour calmer les marchés, ce qui semble avoir plutôt bien fonctionné. Pour l’instant.

 

Reste à savoir pourquoi les Etats ont donné tant de liberté aux marchés et se sont finalement liés les mains dans le dos, au point d’être à leur merci. Les libéraux ont une réponse : les marchés libres sanctionnent les Etats qui gèrent mal leurs budgets, ce qui joue un rôle préventif et évite l’endettement excessif. Oui mais que vaut cet argument lorsque l'endettement de l'Etat est provoqué par une crise financière qui elle-même a pour conséquence la liberté des marchés financiers ?

Par David Hénaux
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Lundi 15 mars 1 15 /03 /Mars 21:29
En Chine, on semble prêt à tout pour trouver des bras...  A lire ici.
Par David Hénaux
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Lundi 15 mars 1 15 /03 /Mars 20:15
54994_islande-drapeau-une.jpgSuite de l'épisode à rebondissements...

Je vous parlais, il y a quelques temps, de la situation désastreuse dans laquelle se trouve plongée l'Islande, sommée de rembourser les clients néerlandais et britanniques de ses trois principales banques, après leur faillite... Celles-ci n'ayant pas survécu à la crise fiancière de 2008.

Après plusieurs mois de négociations difficiles, un accord a été trouvé entre les gouvernements des trois pays concernés : l'Islande s'engegeant à rembourser les clients à hauteur de 20 000 euros par tête (le minimum de ce que prévoit la réglementation européenne). De quoi calmer la colère du Royaume-Uni et des Pays-bas, bien que cette somme soit en réalité inférieure à ce que les deux pays ont pris l'initiative de verser aux clients lésés, en anticipant le remboursement de l'Islande...

Et pourtant, même avec ces conditions plutôt avantageuses, la somme à rembourser reste colossale : environ 12 000 euros par habitant, soit près de 40% du PIB !

C'est dans ce contexte très particulier que la loi dite Icesave, prévoyant le remboursement, a été votée. Mais le mécontentement fut tel, que le Président islandais a décidé de soumettre la loi à un referendum populaire. Référendum qui a eu lieu le 6 mars dernier, et dont le résultat laisse assez peu de place au doute, avec plus de 93 % de NON !

Le problème, c'est que les prêts consentis par le FMI, ainsi que les aides des pays voisins, qui sont indispensables pour assurer un semblant de solvabilité à l'Islande, sont plus ou moins conditionnés à l'exécution de la loi Icesave... Retour à la case départ, et risque de faillite pour l'Etat islandais.

Il ne reste plus qu'à rouvrir les négociations, mais sur quelles bases ?
Par David Hénaux
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Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 21:13


Entre la crise économique, l’hiver (particulièrement froid cette année) et l’interdiction de la pêche au thon rouge, on n’a pas l’occasion de rigoler tous les jours en ce moment.

 

Aussi, je ne serai jamais assez reconnaissant envers  La Tribune pour les quelques minutes de fou-rire que m’a procuré la lecture de cet article, consacré à l’enseignement des sciences économiques et sociales au lycée.

 

Attention, ça commence très fort : « En économie, les Français ont peu de connaissances et beaucoup de croyances »… « Quand neuf Français sur dix ne savent pas calculer le taux d’intérêt effectif des emprunts qu’ils contractent, et qu’encore six sur dix se révèlent incapables de comparer deux abonnements de téléphone portable, c’est que leur lacune devient un handicap pour simplement bien vivre. »

Curieuse conception de l’économie… J’ai beau me creuser la mémoire, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu le moindre cours de comparaison des forfaits téléphoniques durant mes études d’économie. Mais j'ai dû être absent ce jour là.

 

Le meilleur est cependant à venir : « Pourquoi ? Le rapport de l'économiste Roger Guesnerie ainsi que les travaux d'évaluation réalisés par des économistes de grandes universités étrangères à la demande de l'Académie des sciences morales et politiques sont formels : c'est dans l'enseignement économique et social dans les lycées qu'il faut en chercher la cause»

Oui oui, vous avez bien lu : si les Français sont nuls en économie, c’est-à-dire s’ils sont incapables de comparer deux abonnements de téléphone portable, c’est tout simplement à cause des cours de sciences économiques et sociales au lycée. Et attention, c’est pas n’importe qui, l’info vient des « économistes des grandes universités étrangères » (Ca fout presque la trouille, si ça se trouve y’a des prix nobels dans le lot !).*

 

Le reste de l’article relève de la fantaisie la plus totale et je manque malheureusement de temps pour relever toutes les aberrations. Allez, juste une dernière : « les professeurs [de sciences économiques et sociales] du secondaire, dont beaucoup sont historiens ou géographes avant d'être économistes ».

Oui, c'est un fait bien connu, pour réussir le concours de recrutement (très sélectif )des professeurs de sciences économiques et sociales, il est fortement conseillé de ne pas faire des études d'économie...


 Non, franchement, un grand merci à Valérie Segond. Il ne reste plus beaucoup d’authentiques comiques aujourd’hui.

  ________________________

 * Rappel : l’enseignement des sciences économiques et sociales n’est suivi que par les bacheliers ES, qui ne représentent qu’un tiers des bacheliers généraux, qui eux-mêmes ne sont qu’un tiers d’une classe d’âge. Pour dire les choses autrement, un peu plus de 10 % seulement d’une classe d’âge suit un enseignement de SES au lycée. (Un peu plus si l’on prend en compte l’option de SES en classe de seconde à raison de 2h30 par semaine…).

Par David Hénaux
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