Une guerre des cerveaux ?

Publié le par David Hénaux

Tout le monde s'accorde sur le fait que les besoins en qualifications vont encore croître dans les années à venir dans le monde. Le capital humain est sans nul doute l'une des clés de la croissance du XXIème siècle.

L'éducation représente cependant un coût important pour les pays. Selon l'OCDE, vingt ans d'études pour une personne représentent en moyenne une dépense de l'ordre de 150 000 dollars.

Dans ce contexte, il peut être tentant de chercher à attirer des "cerveaux" ayant été formés dans d'autres pays (et notamment dans les pays en développement), plutôt que de former soi-même les individus. Une façon de profiter de ce que les économistes appellent une externalité.

Une stratégie qui a en pourtant toutes les chances de ne faire que des perdants. Du côté des pays "riches", c'est une incitation à diminuer l'investissement en capital humain : à quoi bon accroître le nombre de places en faculté de médecine, alors que l'on peut attirer des médecins étrangers ? Du côté des pays en développement, c'est un peu la même chose : à quoi bon former des médecins si c'est pour qu'ils quittent le territoire une fois leur diplôme en pôche ?

A ce jeu, le risque est grand qu'au final les dépenses d'éducation se révèlent insuffisantes pour satisfaire les besoins en qualification : dans les pays riches comme dans les pays en développement, on risque de manquer de médecins !

Ce sous-investissement n'étant pas souhaitable, il est important de chercher à internaliser ces externalités, de façon à inciter l'ensemble des pays à accroître leurs dépenses d'éducation. Comment ? Quelques pistes ici.

Publié dans Investissement

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